BIEN PRÉPARER SON INTERVENTION

 

 

PRÉPARATION AVANT L'INTERVENTION

 

Vous devrez signaler à mon équipe, ainsi qu’à votre médecin traitant et à l’anesthésiste, tout problème de santé récent. Il est important de préciser votre traitement actuel complet et de signaler toute allergie connue. Pour réduire au minimum le risque infectieux, l’équipe chirurgicale vous demande de prendre les précautions suivantes :

LES JOURS QUI PRÉCÈDENT L’INTERVENTION


Vous ne devrez présenter aucune infection dans les 10 jours qui précèdent votre intervention (grippe, angine, panaris, infection urinaire ou de la peau, abcès dentaire, sinusite, toux grasse…). L’apparition d’une infection doit conduire au report de l’intervention. 

Vous devrez signaler tout problème infectieux avant l’opération au chirurgien et à votre médecin et faire les examens complémentaires nécessaires.
Vous devrez consulter votre dentiste pour une réalisation d’un bilan dentaire à la recherche d’un foyer infectieux éventuel qui devra alors être traité avant l’intervention. Une consultation auprès d’un médecin O.R.L. sera peut-être nécessaire, elle permettra d’écarter une affection silencieuse éventuelle.
Dans tous les cas, veillez à respecter les consignes préparatoires qui vous ont été délivrées à la consultation.

L'INTERVENTION

 

Le but de l’intervention est de remplacer les surfaces articulaires dégradées de votre hanche par une articulation artificielle appelée prothèse totale de hanche.
Il est réalisé une planification préopératoire de la taille et du positionnement des implants de façon personnalisée.
L’intervention se déroule dans un bloc opératoire hyper aseptique sous rachi anesthésie ou éventuellement anesthésie générale.
L’intervention dure habituellement moins d’une heure (en règle générale autour de 35 minutes).

L’incision est située sur la face latérale de la hanche. Il s’agit d’une incision mini invasive (c’est-à-dire habituellement moins de 10 cm) qui permet de respecter au maximum les insertions tendineuses et musculaires afin d’obtenir une récupération plus rapide et un saignement moindre.Ce type d´incision participe à la possibilité d’une chirurgie ambulatoire.
L’articulation est ouverte, exposant les surfaces articulaires.
Un ensemble d’instruments (ancillaire) permettant de prendre des mesures et de réaliser des coupes osseuses va permettre de retirer le cartilage et d’adapter les os à la forme de la future prothèse.
Les alésages une fois réalisés, une prothèse d’essai est mise en place afin de vérifier le positionnement de votre jambe et surtout la stabilité de votre hanche.
En cas d’instabilité le chirurgien sera parfois obligé de remettre en tension le matériel prothétique ce qui peut entraîner un allongement du membre inférieur.
Cet allongement est habituellement modéré ( moins d’1 cm) et ne nécessite pas de compensation.
Après validation des pièces d’essai, la prothèse définitive est fixée.
On réalise alors une infiltration des tissus capsulaires, tendineux et musculaires à l’aide essentiellement d’anesthésiques locaux selon un protocole appeler L.I.A.
Cette injection périarticulaire a pour but de limiter le saignement et de soulager les phénomènes douloureux postopératoires immédiats.
Ce protocole participe également à la possibilité d’une chirurgie ambulatoire.
L’articulation est abondamment lavée puis la fermeture de la capsule articulaire et des différents plans superficiels et profonds est réalisée.
La fermeture cutanée s’effectue par un surjet intradermique, à l’aide d’un fil qui se résorbe tout seul entre un mois et un mois et demi après l’intervention.
La cicatrice est recouverte d’une colle protectrice qui permet l’absence de pansement et la possibilité de se doucher précocement. 

Une surveillance postopératoire de quelques heures est nécessaire en salle de réveil avant de regagner votre chambre.

La prise en charge de la douleur se fera par l’administration d’antalgiques adaptés.